Peintre et sculpteur
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L’art est un trou.

L’art est un trou, une percée, une ouverture, jamais un gouffre ou un abîme sinon il n’est pas… (suite…)

La Porte de France

La Porte de France

De mon balcon je pouvais entrevoir la Porte de France.

A l’extrémité de la ville dite coloniale de Tunis se situait une place au milieu de la quelle trônait comme un arc de triomphe de pierre, imposant vestige des remparts anciens. (suite…)

1955

Trouve t-on dans l’année de naissance d’un artiste une des clés de l’œuvre ? (suite…)

Quel monde ? Notre monde ! de Michel Lequenne, 2001

L’art reflète-t-il le monde ? L’art qui le crut découvrit qu’il ne reflétait que des apparences idéalisées quand la photographie lui apporta le démenti de sa plate instantanéité. Sous ses rêves imagés, et au mieux ses utopies, l’intériorité qu’il cachait n’était accessible qu’à d’autres inconscients, aussi enchantés que ses images. Ce qu’il pouvait avoir d’intemporel, invisible à la plupart de ses contemporains, attendait la lucidité de notre lecture. (suite…)

La guerre, de Christiane Vollaire, 1996

Marc Perez est un chef de guerre.

Il lève une armée d’ombres, innombrable et jamais épuisée, incessamment renouvelée, renforcée et démultipliée à chaque toile, à chaque dessin, sur des supports de papier sauvage ou de toile brûlée. Des yeux sans visage surgissent, ou des visages aux yeux effacés, des bribes d’êtres bâillonnés, ligotés, mutilés, avancent irrésistiblement, sortent si fort qu’on sait qu’on ne pourra plus les faire rentrer. Puissants et castrés. Sans bras, sans visage identifiable. (suite…)

Corps combustibles, de Yvon Canova, extrait N°2, 2009

Il y a chez Perez le courage d’une mal peinture, d’une peinture qui reste violemment ouverte, pas finie, mal finie. C’est une peinture qui se retourne contre l’art de peindre. Non seulement elle court ce risque, mais elle prend, avec la brutalité qu’accorde la nature aux créatures qui donnent la vie. La peinture de Perez est en gestation. Elle a un goût d’épices, d’argile neutre. (suite…)

Corps combustibles, de Yvon Canova, extrait N°1, 2009

A quoi sommes nous renvoyés ? S’agit-il d’un manque ou de ce fameux vide, appelant à la résidence, qu’Abraham Aboulafia nomme Tsimtsoum ? Ce vide que nous sentons agir en nous dans nos entrailles ? A quoi marchent les personnages, les corps et les visages de Perez ? A quels combustibles tournent-ils, Au combustible du souffle et du langage ? Artaud écrit que la vie consiste à brûler des questions. (suite…)

Un bâtard de Giacometti et de Bacon, de Michel Lequenne, 1997

Ces premières œuvres étaient loin d’être médiocre, mais ce qu’il crée depuis trois ans,appartient au plus fort de ce qui nait aujourd’hui. Le meilleur de l’art de notre siècle révèle toujours de l’humour noir, et il se fait de plus en plus noir au fur et à mesure que les décennies s’écoulent. Mais il faut que l’humour subsiste pour que l’œuvre ne sombre pas. Telle est celle de Perez, sorte de fils bâtard de Giacometti et de Bacon. (suite…)

Flaques d’êtres, d’Itzhak Goldberg, 2001

Il y a longtemps, Marc Perez peignait des façades. Des murs aveugles, grisâtres, aux portes fermées, séparés du spectateur par un parquet soigneusement délimité, parfois en damier. dans cet univers clos, traité selon des schémas géométrique, tout semble figé, arrêté. Le monde de l’artiste était un No man’s land pictural, intemporel. (suite…)

Un peuple de l’ombre, de Gilles Plazy, 2008

Ici, quelques-uns assemblés dans la lumière d’une galerie ou photographiés par l’éclat d’un livre, ici donc à leur avantage, ces personnages de terre, de vieux métal, de ficelles et de brindilles ne perdent rien, au contraire, de leur humilité et nous devons les accueillir avec le respect dû à ce qui se présente sans effet de prestige, et comme malgré soi, dans toute la dignité d’une existence qui ne réclame rien, et même sur laquelle il semblerait que notre regard ne se pose que dans l’indiscrétion. (suite…)

Entretien avec Alexandra Bourré, juillet 2010

Vous avez souhaité, à l’occasion de ce catalogue, poursuivre cette conversation initiée en dans votre atelier pour une publication en 2008. En quoi ce type d’entretien est important pour vous ?

J’ai périodiquement besoin de mettre un peu au clair mes pensées, une conversation peut y participer, et à vrai dire, j’ai beaucoup de plaisir à lire les propos d’artistes que j’aime, propos très révélateurs, tout en étant généralement et curieusement à coté de l’œuvre. En tous les cas c’est un exercice difficile, il y a ce risque de « précipiter » les choses, au sens chimique du terme, c’est-à-dire de les figer… J’aime aussi lorsque les mots des poètes rencontrent mon travail, mais ceci est d’un autre ordre. Il est émouvant de voir combien les mots des autres peuvent parfois être bien plus justes que les siens, et c’est tant mieux sans doute… (suite…)

Rustin

De la douceur, de la douceur, de la douceur !
Calme un peu tes transports fébriles, ma charmante.
Même au fort du déduit parfois, vois-tu l’amante
Doit avoir l’abandon paisible de la sœur…

Paul Verlaine


Et si Rustin était le peintre de la douceur… Nous aimons la peinture car elle dit toujours autre chose que ce qu’elle montre, tout comme la poésie, la littérature lorsqu’elles disent bien d’autres choses que ce dont elles parlent, sans doute l’art n’est t-il que cela « parler d’autre chose »… (suite…)

Sculpture

«Je ne comprends pas bien la sculpture, il semble qu’elle ne permette pas les tâtonnements »  cette phrase du peintre Bram Van Velde m’a renvoyé à cette longue période où seule la peinture me passionnait… (suite…)

Mauvais pli

J’ai longtemps cru, qu’écrire était un moyen de mettre un peu d’ordre dans ses idées, de mieux les dire, avec plus de  précision, de clarté. (suite…)

Vrac

« Deux dangers ne cessent de menacer le monde, l’ordre et le désordre »
Certaines phrases sont si simples qu’elles nous apparaissent simplistes. Celle-ci, de Paul Valery,  pose pourtant bien les choses.
Le désordre, ce péril pour le monde, mais aussi menace intime. L’ordre ce barrage illusoire au chaos, ce péril froid, stérile, mais cet élan vital aussi. (suite…)

Papiers

Depuis des années,  je réalise mes peintures sur papier,  plus exactement sur du papier népalais. J’ai du mal à m’en défaire, il m’arrive, de temps en temps, de peindre sur des supports autres, le bois,  le métal, usé,  patiné. Mais ce papier népalais revient, comme si tous mes efforts pour lui être infidèle étaient vains. (suite…)

Ecrire comme on part

Ecrire, comme on part, écrire pour découvrir. (suite…)

Dans la géographie improbable du devenir, d’Yvon Canova, 2010

Le papier qu’utilise Perez est âpre et lent. Manié, il résonne, trace dans l’air son souffle bien à lui. C’est une aile lourde qui tranche. On l’entends, on le sent à son poids, on le mesure à sa vibration dans l’espace. Il a son mot à dire. Il traverse la peinture et dans un juste retour des choses, dans un échange presque sanguin il imprime en elle ses rides, ses fleuves, ses paysages turbulents et inertes. (suite…)

Ne serait-ce que d’un pas …

Aller au delà de soi, comme pour se perdre de vue. (suite…)

Et si tout avait commencé là ….

Et si tout avait commencé là… J’y songe parfois en regardant cette photographie. (suite…)

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